« L’histoire me sera indulgente,
car j’ai l’intention de l’écrire. »

Sir Winston Churchill

À des degrés divers, consciemment
ou non, nous avons souvent tendance à embellir notre rôle dans les événements
auxquels nous avons été associés. Il n’en va pas autrement de notre Collège
Communal, ce qui soit dit en passant, justifie une information alternative.

Nous pensions à cela l’autre soir
au conseil communal, en écoutant l’Échevin A. Desmit présenter à sa manière le
dossier du conflit ayant engendré pendant une dizaine d’années des nuisances
aux riverains empruntant les trottoirs rue de la Chapelle à Micheroux. À
l’écouter, la solution intervenue serait le résultat d’un consensus.

La réalité
est cependant quelque peu différente puisque, sous la pression de la justice,
le Collège a opéré une volte-face complète en renonçant à tenter d’imposer un
plan du géomètre de la commune, P. Desmit, fixant erronément les limites entre
propriété publique et parcelles privées.

Tranchant avec celui de son
prédécesseur, saluons cependant le sens des responsabilités de l’Échevin qui a fait
preuve de lucidité et d’autorité en enjoignant au dit géomètre de corriger les
plans ayant causé le litige.

Reconnaître, par ses actes, s’être obstiné dans
l’erreur pendant de longues années en imposant à la commune des pertes de temps
et d’argent en frais d’avocat inutiles est à mettre à son crédit.

Nous ne
contesterons donc pas l’indulgence qu’il s’est accordée en enjolivant
l’histoire, même si on eût souhaité un aveu en paroles. Un brin de courage
supplémentaire aurait suffi.